| Camp Frutigen |
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Article tiré du journal Gym
Camp d’entraînement du Groupe Vaudois à Frutigen du 13 au 16 mai 2010
L’avantage de la gymnastique, c’est qu’elle se pratique généralement en salle. Car durant ces quelques jours de l’Ascension 2010, le temps se prêtait plus à s’entrainer au sol, au trampoline et au cerceau dans un endroit abrité plutôt que de faire 4 jours éclaireur chez les scouts. La pluie s’est en effet abattue presque sans discontinuité dans le village bernois. Et en parallèle à l’humidité, le froid a aussi fait acte de présence. Pourtant, grâce à ce dernier, certains gymnastes ne furent pas trop déçus de leur absence au Longirock festival ce week-end là. Mais en toute honnêteté, la météo capricieuse n’a en rien contrarié la bonne humeur des quelques 130 gymnastes présents au camp. Car le retour à la vie du lundi a été vécu par beaucoup comme un vide après 4 jours d’émotions.
Jeudi 13 mai, arrivée tôt le matin des gymnastes dans le complexe sportif de Frutigen et admiration du matériel technique impressionnant mis en place la veille par les moniteurs et membres du comité. C’est une découverte car il a été utilisé pour la première fois lors du camp. Aucune chance de voir la même infrastructure dans le local à engins d’une salle de gym car tout a été fabriqué en exclusivité et sur mesure. A l’inverse du meuble IKEA…
Très vite les gymnastes prennent leurs marques et, au fil du week-end, les essais individuels se transforment en une réelle production où chacun tient un rôle. Après donc 4 jours d’entraînement consécutifs et les 8 mois qui ont précédé à raison d’un à deux samedis par mois, le numéro du Groupe Vaudois est monté à 80%.
Outre le temps consacré dans les 3 salles de gym, des moments étaient réservés pour des activités plutôt ludiques. Des jeux ont par exemple été organisés en début de chaque soirée par les monitrices du groupe enfantine pour les plus jeunes. Tout le monde a aussi pu profiter le samedi après-midi d’une sortie à la piscine couverte de Frutigen. Il valait mieux ne pas y être pour se relaxer d’après certains dires. Cependant la courtoisie suisse alémanique a pris le dessus et personne ne s’est plaint de l’agitation vaudoise.
Après le repas du soir, les quartiers étaient libres pour les adultes. Et les occupations variaient d’un groupe à l’autre. Certains tentaient de contenir leur adrénaline devant les hockeyeurs suisses en plein championnat du monde. D’autres s’adonnaient au sport détesté des daltoniens : le Uno. Et moins populaire, un jeu consistait à mimer une célébrité et les autres joueurs devaient deviner qui était parodié. C’est comique et c’est à conseiller même dans les maisons de retraite.
Et comme l’envie d’aller se coucher tardait généralement à venir, un petit chemin au milieu des champs menait à un bar nommé le Rustico. Ce dernier proposait des activités en tout genre comme billard, baby foot, écran géant pour voir les Young Boys perdre et piste de danse. Et quand le moment de rentrer était venu, quelques individus, soucieux de leur forme physique, n’hésitèrent pas en chemin à porter un objet lourd et insolite dans le but de parfaire leur musculature. Comme quoi le gymnaste n’est jamais au repos.
Mais les soirées bien remplies n’empêchaient personne d’être frais et dispo pour l’entraînement du lendemain.
Ce camp restera gravé dans les mémoires de chacun comme le précédent qui avait été organisé lors de la dernière Gymnaestrada. Car l’endroit offre un cadre idéal pour pratiquer du sport et tout particulièrement avec une grande quantité de gymnastes.
Pour finir, le camp s’est terminé le dimanche par un drill de la production apprise jusque là avec projection vidéo du numéro. Ensuite l’immense quantité de matériel a été chargée pour retourner dans le canton où se tiendra la Gymnaestrada 2011. Au terme de la matinée, un apéro suivi d’un repas ont eu lieu avant que les participants du camp rejoignent leur logis respectif.
Que de bons souvenirs… A une prochaine Frutigen.
Arnaud Jaggi |


