| Moniteurs du Groupe vaudois |
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Article tiré du journal gym
Moniteur du Groupe Vaudois GYA 2011, rôle à la fois intéressant et complexe.
Bâtir une production de 15 minutes avec 130 gymnastes est une tâche qui est loin d’être facile. Particulièrement lorsque 5 disciplines différentes de la gymnastiques sont unies dans le même numéro. La coordination entre agrès et chorégraphies ne doit pas laisser de place au hasard. Tout est minutieusement compté et arrangé pour qu’une symbiose se forme. Un peu comme un rubicube mais en plus grand, plus beau et plus impressionnant. Mais la patience requise est la même. Et pour arriver à la finalité recherchée, il faut des moniteurs concepteurs.
Ils sont 12 et viennent de plusieurs sociétés du canton : Sandrine Delmonico de FSG Lausanne-Bourgeoise, Claudine Salamin de Lausanne Amis-Gym, Isabelle Rochat de FSG Le Mont-sur-Lausanne, Florence Lirgg de FSG Vallorbe, Nicola Alberton de FSG St-Prex, Mohan Daccord, Marc Reymond et Patrick Voyame de FSG Morges, et finalement Claude, Damien, Elisabeth et Aline Bidlingmeyer de FSG Rolle. Ils ont entre 20 et 49 ans et ne comptent pas les heures qu’ils passent au service du Groupe Vaudois.
Ils sont aussi entraîneurs dans leur société respective et pour certains, membres du comité. Tous ont déjà participé à au moins une édition de Gymnaestrada antérieure. Quelques uns également en tant que moniteur.
Pour eux, être moniteur d’un groupe aussi vaste est très positif. Cela permet de connaître des nouveaux gymnastes de tout le canton et de disciplines différentes que celle(s) pratiquée(s) hebdomadairement. Aussi selon Aline Bidlingmeyer : « Il faut se dépasser afin de construire des tableaux mêlant tout le monde en même temps. Cela demande pas mal d’imagination de voir bouger autant de personnes sur une même musique mais différemment. On voit les choses en beaucoup plus grand. On utilise des engins nouveaux et innovateurs. On peut essayer plus d’idées folles et se permettre plus d’effets. On voit les progrès sur le long terme. On a le temps de construire la production, la modifier, l’améliorer et la remodifier. Pour finir, on partage plus de choses avec les moniteurs et les gymnastes étant donné la durée de la préparation ». A l’entendre, on sent une certaine forme de magie dans l’aventure Gymnaestrada, une sorte de folie des grandeurs mais sans Louis de Funès. Et dans le discours, on perçoit aussi tout le travail à effectuer pour arriver à un résultat.
En effet l’ouvrage est immense et n’est pas toujours facile pour les moniteurs. Il est par exemple selon Marc Reymond « difficile de réussir à utiliser les compétences de chaque gymnaste sans travailler quotidiennement avec » ou encore selon Nicola Alberton « pouvoir occuper tout le monde sans surcharger la place de travail et coordonner plus de 120 gymnastes relève un réel niveau de difficulté ».Mais comme dans toute situation de la vie, ce qui est compliqué et difficile à mettre en place est plus intéressant que la monotonie et la facilité.
Finalement, il a été demandé aux moniteurs quel était le meilleur souvenir qu’ils gardaient des précédentes éditions. Pour Sandrine Delmonico, il s’agit d’un tour en taxi dans Lisbonne en 2003 avec certains intéressés qui se reconnaîtront et aussi la rencontre avec son mari Fabian. Nicola Alberton se souvient lui des productions avec des personnes atteintes de handicape qui sont toujours un grand moment d’émotion. Pour les autres, ils parlent de l’ambiance du groupe, des rencontres, de la découverte de productions magnifiques, du public et comme le résume bien Isabelle Rochat, « il est impossible de se limiter à un seul souvenir ».
Arnaud Jaggi |



